Sunshine Coast, Australie – Partie 2 de 3

11815876_10153153064808042_520565929_n

Ça en prend pas beaucoup pour me rendre heureuse. L’océan à 45 secondes de marche (15 si tu as le pied rapide) de la maison louée pour la semaine est assez pour me mettre dans une petite bulle de bonheur. Petite bulle que je vais chercher en me levant à 5h30 du matin, pendant que tout le monde roupille encore, pour aller m’installer seule sur la plage et attendre le lever du soleil. Des matins, c’est le son des vagues qui m’accompagne. D’autres matins, c’est de la musique dans mes oreilles. La musique qui te donne des frissons, qui fait dresser ton p’tit poil de bras. Ouais, ce genre-là.


Il fait encore nuit. Je suis cachée entre des rochers. Personne ne peut me voir. Anyways, personne n’est levé. Avec l’océan à perte de vue, ce feeling d’être seule au monde, il est là. Mes oreilles sont bien gâtées. Ce n’est qu’une question de temps avant que mes yeux le soient aussi. Tiens, une lueur rose à l’horizon…

Tranquillement, le ciel devient un arc-en-ciel artsy de marine, mauve, orange et jaune. Avec des nuages type cotton candy roses. Mes bras sont encore aux prises avec la chair de poule. Mon esprit est ailleurs. Fait plutôt personnel, je n’ai jamais pris de drogues. Mais j’pas mal sûre avoir déjà été high. Plusieurs fois même. Ah bienvenue sur la Sunshine Coast en passant.

11787216_10153153060953042_2019748017_n

Tout le monde est beau ici. En shape. Pas besoin de te promener bin gros pour le remarquer. Jogg quelques minutes sur la passerelle qui longe la plage et j’peux te garantir que tu vas te demander si t’as pas croisé une agence de mannequins complète qui s’est mise à la course.

J’en ai parlé à ma coach en sauvetage autour d’un lunch. Elle a amené des points intéressants. Ici, c’est l’été à longueur d’année. Ils n’ont pas 8 mois d’hivers (je t’aime pareil Québec) qui freinent certains à bouger. Il fait toujours beau. Aucune excuse pour ne pas aller s’amuser dehors. Surfer, nager, grimper, courir… Tout le monde court. Et je comprends, avec les belles passerelles aménagées sur le bord de l’océan, qui font des kilomètres et des kilomètres, sillonnant entre les palmiers, faudrait être fous pour ne pas être motivés à lacer ses souliers.

Il y a l’eau aussi, les vagues. La quantité d’énergie que ça prend entrer, sortir de ces courants… Je n’ai même pas encore parlé de celle nécessaire pour surfer, sport national de l’endroit, et tout ce que ça implique : paddler, passer le break… Rien de surprenant à ce que les gars là-bas aillent tous de belles épaules découpées. Je suppose qu’un beau p’tit teint bronzé, des cheveux naturellement dorés par le soleil et ondulés par le sel de l’océan pour les filles ne doivent pas nuire non plus…

11830939_10153153064868042_1485768792_n

Parlant de bouger et grimper (question de se faire une shape nous aussi), ce matin, on packe nos sac à dos. On s’en va monter le mont Tibrogaragan. Ein ? Le mont quoi ? Le mont-où-tu-vas-escalader-ta-vie. Où les murs de roches sont quasiment à 90° par moment. Que tu comprends à quoi elle sert l’assurance-vie de voyage que tu as acheté avant de partir…

Mais avant, petite anecdote de route. Sur le chemin pour se rendre au mont-j’espère-que-t’as-pas-le-vertige, un pick-up nous dépasse. Des échelles sont attachées su’l top. Sur le derrière, on peut lire «Koala Ambulance». Moi de demander à Marie qui est au volant :

«Est-ce que c’est vraiment… ?».

«Oui, oui, on les appelle quand ils sont en difficulté, par exemple, pris sur un poteau électrique. That’s what the ladders are for. On vient les chercher et on s’occupe d’eux.» Aaaaah taaaahh, beaucoup trop de cuteness pour une journée ça. Mon cœur fond et un petit sourire s’installe sur mon visage. Il reste scotché là pendant au moins 15 bonnes minutes jusqu’à ce qu’on arrive au mont-ton-testament-est-il-fait-? où il disparaît. Shit, c’est vrai, il faut le monter celui-là.

Bon, j’exagère un tout petit peu, pour rire, la réalité est que j’adore les hike. Plus ça sort des sentiers battus, plus c’est exigeant physiquement, plus je trippe. Avec le mont-tu-vas-la-mériter-en-maudit-la-vue-en-haut, j’en ai eu pour mon argent. Et quelle vue ! Note à moi-même : m’inscrire à des cours d’escalade, si le budget le permet, à l’université en revenant.

11749679_10153153064788042_665537465_n

C’était bien l’fun chausser ses chaussure et marcher sur la terre ferme, mais on est dû pour du sable chaud entre les orteils (ouais on est dû, fait 12 heures qu’on n’a pas vu l’océan tsay). Direction le Noosa National Park. Plus belle eau turquoise bleu vert translucide que j’ai vue de ma vie.

Comme si c’était pas assez, l’Australie qui te dit «tapeu tapeu j’ai pas fini de te montrer ma perfection», des dauphins qui nagent pas trop loin de nous. Le «nous» étant en bikini, dans l’eau. Des fois, il faut que je me shake la tête pour m’assurer que je ne suis pas en train de rêver.

Retourne à la plage, se sèche un peu et prend un petit sentier dans la broussaille de palmiers pour aller aux toilettes. Sur le chemin, une petite boule de poil gris dans le haut d’un arbre. Mes yeux s’agrandissent. Mon pouls s’accélère. Oye ! Bin non ! Ressort de la broussaille à la course.

«GUUUYYSS, ya un fucking koala dans l’arbre là-bas !!!»

Mon premier koala sauvage. Je meurs.

Après m’être calmée, ce qui a pris un bon 5-10 minutes, on était prêts pour le Noosa Market. Endroit très cute, huppé, de boutiques et restaurants qui longe la plage à la sortie du parc. Parfait pour regarnir nos réserves de Roxy, Rip Curl et Billabong. On détonne avec nos cheveux en bataille, pleins de sel et de sable, notre linge de sport et nos gougounes aux pieds parmi cette masse de beaux Australiens sur leur 31 venus souper et c’est bin parfait. On a passé la journée dans l’eau. On a le bonheur estampé dans face.

koala

Être sur la Sunshine Coast et ne pas aller au Australia Zoo aurait été impardonnable. C’est le zoo du célèbre Crocodile Hunter, Steve Irwin. Un homme possédant un amour fou pour les animaux, plus particulièrement les crocodiles et qui est malheureusement décédé d’une piqûre de raie en plein cœur. Il avait sa propre émission. Vous en avez sûrement déjà entendu parler !11824191_10153153064833042_830910681_n

C’est un magnifique endroit où les animaux australiens sont à l’honneur. Spectacles de crocodiles, immenses enclos à kangourous, des koalas qu’on peut prendre et flatter à tous les coins de sentier (littéralement… quasiment des ‘’stand’’ de koalas), etc. Sans parler des 42 827 serpents de toutes les couleurs et tailles (er, désolé pour les âmes sensibles).

Quelque chose d’anecdotique qui m’est arrivé plusieurs fois dans les sentiers au zoo, en fait sur tous les trottoirs, passerelles, corridors australiens que j’ai utilisés quasiment… On s’habitue sincèrement à conduire à gauche. Ton cerveau panique de moins en moins au fil des jours. Mais longer la gauche dans les corridors ? Pffff ça jamais rentré. La quantité de «Oups, héhé, wrong side sorry» et de danse-malaise avec la personne en face de moi pour essayer de m’enlever du chemin… Oh my god.

Les péripéties sur la Sunshine Coast tirent à leur fin. On retourne à la maison. On est dans l’char, les fenêtres baissées. La route longe l’océan. De l’autre côté, il y a la forêt avec des envolées de petits perroquets multicolores de temps en temps. Le soleil a commencé à se coucher, mais l’air est encore chaud. Le ciel est rose. La toune Waves de Mr Probz joue à la radio. Je fais une toque avec mes cheveux pouffis par le sel et le vent et je souris. Demain, on part pour la Gold Coast.

11793198_10153153061673042_692592500_n