La prise en charge et le cheminement de nos athlètes : un exemple à suivre pour tous les professionnels

triathlon

Le monde des athlètes de haut niveau peut être bien mystérieux pour certains. Parfois vu comme des demi-dieux, ces athlètes, qui se donnent corps et âme dans leur sport, semblent parfois vivre dans un monde à part. En réalité, ils sont comme tout le monde, avec des obligations autres que de « juste s’entraîner » et doivent gérer une pression intérieure et extérieure venant des partenaires, des entraîneurs et parfois des organismes les supportant, tout en étudiant et en ayant une vie sociale. L’équipe les entourant (entraîneur, professionnels de la santé) et l’entourage proche (famille, amis et compatriotes d’entraînement) font partie intégrante de leur succès.

Pour un professionnel de la santé qui traite un athlète, il est primordial de prendre en considération les étapes de son développement athlétique, ses objectifs, ses expériences antérieures et le contexte d’entraînement. Ces mêmes caractéristiques doivent également s’appliquer à la prise en charge des sportifs traités, actifs ou même sédentaires. Leurs attentes, leurs objectifs et leur contexte de vie doivent être pris en considération afin d’optimiser le traitement et de bien les soutenir.

Deux athlètes de Québec évoluant dans la discipline du triathlon, chacun étant à différentes étapes de leur processus, nous font un portrait de leur réalité et de leur apprentissage de ce passage exigeant, mais ô combien stimulant, qu’est l’expérience d’athlète de haut niveau.

Charles Paquet, 19 ans, étudiant au cégep F-X Garneau en sciences de la nature, originaire de Port-Cartier (Côte-Nord) s’entraîne avec l’équipe civile du Rouge et Or Triathlon, au PEPS de l’Université Laval.

charles

Vice-Champion du monde Junior en 2016, il vise une bonne performance encore cette année lors des Championnats du monde 2017 et à moyen terme, une participation aux Jeux Olympiques de 2020.

Pour Charles « un horaire chargée (de 20 à 25 heures d’entraînement par semaine) rime avec la capacité à s’organiser. Je prévois des plages horaires pour des périodes d’études au travers des quelques entraînements de ma journée. Je laisse quelques heures dans ma semaine pour décompresser, relaxer et voir mes amis afin de m’assurer de garder une vie équilibrée. »

En parlant du support autour de lui, il nous dit : « mon support familial est incroyable. J’ai la chance d’avoir des parents qui me supportent énormément dans mon cheminement sportif et je crois que je peux leur attribuer une bonne partie de mon succès. Le support financier que m’offrent les entreprises locales (Port-Cartier, Côte-Nord) est très important parce qu’être un athlète de haut niveau est très dispendieux. »

En ce qui concerne ses attentes envers l’équipe de soutien, les entraîneurs et les professionnels de la santé qui l’encadre (médecin du sport, massothérapeute et physiothérapeute) *, il nous indique que « le plus important est une bonne communication pour connaître les besoins de l’athlète, qui diffèrent d’athlète en athlète. Il ne faut surtout pas avoir peur de dire nos problèmes. »

Sarah-Ann Brault, 27 ans, ex-Olympienne, détenant un baccalauréat en Économie et Finance de l’Université de West Virginia aux États-Unis, elle est de retour à Québec pour redonner aux athlètes et sportifs de la région et démarrer sa carrière.sarah ann

Après avoir été recruté par l’équipe d’athlétisme de l’Université de West Virginia et fait son baccalauréat en Économie et Finance, Sarah-Ann s’est
entraînée en vue de performer sur la scène internationale de triathlon. Durant les dernières années, elle s’est battue pour se tailler une place au sein de l’équipe canadienne de triathlon pour les Jeux Olympiques de Rio 2016. Son parcours, ses succès et ses embûches ont fait d’elle la fille qu’elle est aujourd’hui et la professionnelle qu’elle sera demain.

On lui a demandé ce que toutes ces années d’entraînement et d’investissement (et non de sacrifices pour elle) lui ont apportées ? « Dans le sport de haut niveau, ce qui va me suivre toute ma vie, c’est que j’ai appris ce que ça veut dire être dédiée à 110%. Je n’étais pas payée à l’heure, j’étais payée si je performais. Je devais m’occuper de ma carrière, équilibrer l’équipe qui m’entourait et gérer ma vie professionnelle ainsi que personnelle. J’avais certains choix à faire, j’ai fait de belles choses et beaucoup de triathlon, mais je n’avais pas vraiment le choix. On avait des contraintes, j’aurais fait certains choix différemment, mais c’est dur de savoir ce qui est bon ou pas, car il y a tellement de facettes. »

De cette expérience, ce qui ressort le plus pour l’avenir c’est qu’« on s’entraînait pour performer, je vais pouvoir l’utiliser dans ma carrière et dans ma vie de tous les jours. La différence c’est qu’on était vraiment jugés sur la performance…ce n’est pas facile d’atteindre l’équilibre là-dedans. La finance, c’est un milieu compétitif, du monde passionné et du monde qui donne leur 110%, c’est ce que j’ai aimé le plus de ma carrière du sport. J’espère pouvoir retrouver un peu de cela dans mon futur milieu professionnel. »

Depuis son retour à Québec, Sarah-Ann s’implique comme entraîneur avec le Club de Triathlon NSH et est de retour sur les bancs d’école pour débuter son CFA  prochainement. Elle souhaite aussi faire sa maîtrise en finance avant de se lancer dans son domaine. D’ici là, elle continue de s’entraîner car elle « veut rester en forme, essayer d’autres activités, être bien dans sa peau et avoir des petits objectifs comme les activités du Pentathlon des Neiges ». Elle veut essayer des nouveaux sports, tomber, se relever, et recommencer…« Je ne suis pas très bonne, mais c’est l’fun ».

Comme professionnel de la santé, on doit prendre chaque patient comme un athlète. Leurs besoins différeront dépendamment de leurs blessures, de leur contexte et de leurs objectifs à court, à moyen et à long terme.  Une collaboration entre l’athlète (patient) et l’intervenant est primordiale. L’écoute et la compréhension doivent être la base de cette relation, afin d’optimiser la prise en charge.

Dans la région de Québec, Charles et Sarah-Ann peuvent compter sur l’organisme

Excellence Sportive Lévis-Québec qui supporte les athlètes dans l’atteinte de leurs objectifs pendant et après leur carrière.

Bon succès à Charles et à Sarah-Ann dans leur carrière respective!

Elise-signature - 400

Page Facebook de Charles Paquet-Athlète : https://www.facebook.com/charlespaquet2020triathlete/?fref=ts

Excellence sportive Lévis-Québec : http://www.esql.ca