La motivation à bouger

Avoir travaillé quelques temps dans un gym m’a beaucoup inspiré pour le sujet de cet article. J’étais employée comme représentante des ventes. Ma job consistait à rencontrer des clients potentiels. Pour deux ou trois gars type chest-bras bin crinqués qui poussaient la porte pour s’inscrire sur le champ, je pouvais en rencontrer une quinzaine qui regardaient la salle de gym avec des gros yeux, qui ne semblaient pas trop excités à l’idée à lever poids et altères. Et ce ne sont pas les tapis roulants qui semblaient plus les attirer…

Pourquoi venir dans un gym dans ce cas ?

«Pour me remettre en forme.»


C’est une bien belle intention. Mais croyez-moi, elle ne fera pas long bout. S’entraîner, ça prend de la volonté. Et avoir de la volonté, de la rigourosité quand ton objectif est ‟flou” comme ça, c’est difficile, très difficile.

Améliorer sa condition physique, c’est exactement le genre d’objectif qui attire les foules dans les gym début janvier. À chaque début d’année, c’est pareil. C’est la cohue, on se pile dessus. Impossible avoir une machine sans attendre 15 minutes. Et puis qu’est-ce qui arrive ? Février s’installe, tout redevient comme avant. Le gym se vide. On revient au même traffic que celui de décembre, du reste de l’année en fait. Les objectifs-résolutions ainsi que les personnes qui semblaient les tenir tant à cœur pendant 2-3 jours sont sortis comme ils ont rentrés dans la salle de conditionnement : en coup de vent. Pourquoi ? Parce que leurs objectifs n’étaient pas assez spécifiques.

On y reviendra aux objectifs. Avant, j’aimerais aborder l’activité physique en tant que tel.

Être dans une bonne condition physique est un mode de vie. Ce n’est pas entrer dans un gym 3 mois pour perdre 10 livres et en ressortir lorsque c’est chose faite. C’est prendre soin de soi, se choisir un sport, des activités, avoir du plaisir à les pratiquer à l’année longue. Ce sont des habitudes de vie au long terme. Je compare l’entraînement d’une certaine façon avec un travail, un emploi. Je crois sincèrement que pour performer, avoir du succès dans un job, comme dans un sport ou l’entraînement, il faut aimer ce que tu fais.

Évident me direz-vous ? Pourtant, tellement de monde (trop !) n’aime pas leur travail. Pas nécessairement détester, simplement que leur emploi ne soulève pas les passions. Qu’il ne les rend pas excités le lundi matin, qu’il ne laisse pas place à la créativité et à l’épanouissement personnel dont on voudrait.

C’est la même chose avec l’entraînement. À part les monsieurs muscles dont j’ai parlé plus haut qui salive yink à penser à un dumbbell (by the way, j’adore les bodybuilders haha just sayin’, j’ai un grand respect pour eux et elles) et les athlètes qui ont des objectifs de performance reliés à leur sport, la plupart des gens ne capotent pas leur vie à l’idée d’aller s’entraînement dans un gym. Courir sur un tapis roulant… Pousser du métal dans des machines (comme un de mes profs de kin dit !)… Quand tu n’es pas encadré, que tu n’as pas d’objectifs précis… Boaf, il y a plus exaltant comme activité on s’entend.

Même moi, étudiante en kinésiologie *moment confidences*, je dois vous avouer je ne trippe pas ma vie/oh-my-god-i’m-beyond-excited dans un gym de machines et poids libres normal si je n’ai pas de buts spécifiques ou de partners assidus.

Mais vous savez quoi ? C’est qu’il existe une quantité énorme d’autres activités à essayer, de sports à découvrir. C’est assez hallucinant la quantité de cours par exemple qui s’offre au PEPS de l’Université Laval. Natation, hockey, spinning, danse africaine, cardio-boxe, yoga, tennis, cours de trampoline (bin oui trampoline j’vous dit !), escalade, triathlon, club de course, plongeon, kung fu, etc. La liste est infinie. Le message que je tente de passer en gros est que si l’entraînement en salle n’est pas pour vous, essayez une nouvelle activité, découvrez ! Pitchez-vous dans l’inconnu, y-o-l-o (j’ai tellement 15 ans quand je dis ça eh boy) ! La clé (comme tout dans la vie) est d’aimer ce que l’on fait.

Pour ma part, j’ai essayé le crossfit il y a un an et je suis littéralement tombé en amour. C’est une heure intense où tu donnes ton 110%. Où tu souffres, ça fait mal (mais tu te sens invincible avec du gros Eminem et Jay-Z qu’ils mettent à fond la caisse), mais le sentiment de bien-être que tu obtiens à la fin de chaque séance est indescriptible. C’t’un party d’endorphines. Accompagné d’un pas pire sentiment de fierté. Jamais je n’aurais cru, avec mon gabarit (pour ne pas dire mes bras-spaghettis), soulever de lourdes charges comme je l’ai fait ! Mais ce que j’aime le plus du crossfit, c’est le sentiment d’appartenance, de famille. On finit par toute se connaître, à connaître les coachs, à s’encourager fort. Jamais en un an il a fallu que ‘’je me botte le cul’’ pour aller à un entraînement. J’étais d’ailleurs bien malheureuse quand j’en manquais un pour X raisons : pour ne pas dire mal dans ma peau haha ça devient une drogue ! Il te faut ta dose d’endorphines. Shoutout à Crossfit Lévis qui sont une maudite belle gang 🙂 !

Je suis aussi une grande amatrice de l’entraînement en plein air. Ski de fond, ski alpin, nage en eau libre, vélo, entraînement sur plage, randonnées, hiking, course, raquettes etc. Qui a dit encore une fois qu’entraînement rimait avec salle de conditionnement physique seulement ? Et sincèrement, respirer de l’air frais, profiter de merveilleux paysages, connecter avec la nature (laisser tomber le cell un p’tit deux heures !!) en même temps que de bouger, ça fait tellement du bien. Tu te sens comme sur un p’tit nuage après (pleins d’explications scientifiques apprises en kin rattachées à ce feeling je vous jure haha). Tu te sens tellement bien que tu en redemandes. Tu veux recommencer. Bingo. On commence à toucher au long terme.

Mais revenons au gym. Ne pensez pas que je n’aime pas le gym ! J’aime m’entraîner en salle, mais ce que je dis tout simplement, c’est qu’il existe une multitude d’autres façons de bouger et de se faire fun.

Se faire du fun dans une salle de gym traditionnelle justement, parlons-en ! Comment ils font les athlètes et les bodybuildeurs pour être aussi assidus dans leurs entraînements ? Réponse : Ils ont des objectifs spécifiques. Ils veulent des résultats précis.

La recette pour se faire un bon objectif d’entraînement : la méthode SMART.

L’objectif doit être

Spécifique

Mesurable

Acceptable

Réalisable

Temps (doit comporter une dimension de)

Qu’est-ce qui est le plus motivant ? S’entraîner par ci, par là «pour se remettre en forme» ou s’entraîner dans le but de réussir un 21 km l’été prochain ? D’améliorer ses performances au hockey pour la saison qui approche ? D’atteindre les standards pour rentrer dans le R&O à la session 2016 ? Et de se faire un plan de match pour atteindre ces dits objectifs.

Comme le dit si bien tous les motivational speeches de ce monde (j’dois pas être la seule à les collectionner sur youtube 😉 héhé) : You gotta find something within. Trouvez votre pourquoi. Pourquoi vous vous entraînez. Encadrez-vous de spécialistes. Du monde professionnel crinquant comme les kin qui vont vous aider dans votre démarche. N’ayez pas peur d’utiliser les services et conseils des entraîneurs dans les gym. Ils sont là pour leur expertise, mais oh combien aussi pour la motivation !

Sur ce, bon entraînement guys 🙂 xxx

Inspiration et sources : Les cours de Psychologie du sport et d’Habitude de l’activité physique, tous deux faisant partie du programme de kinésiologie à l’Université Laval.

avengers 3

Stéphanie