La beauté de l’entraînement sur ta relation avec la nourriture

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D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours trippé sports. Camps de tennis, natation de compétition de niveau provincial, ski de fond, ski alpin, gymnastique (*j’ai essayé ça pendant 1 an à l’âge de 10-11 ans pour ceux qui ont vu la vidéo de gymnastique avec ma sœur et que la mention de ce sport dans cette liste rend plus que perplexe haha), vélo pour tous mes déplacements, équipe de basketball de secondaire 1 à 5. Lorsque ce n’était pas la saison de basket l’hiver, c’était l’équipe de cross-country à l’automne et l’équipe d’athlétisme au printemps pour finalement faire partie de l’équipe collégiale de cross-country pendant 3 ans. Sinon, en parallèle, mes formations pour devenir sauveteure étaient exigeantes et demandaient de la bonne préparation physique !

J’ai eu en générale une saine relation avec la bouffe jusque-là. Ce texte ne fait pas état d’une transformation avant/après drastique ou ne parle pas de troubles alimentaires par le passé, mais plutôt d’un changement graduel de mentalité sur la nourriture depuis mon entrée au bacc de kinésiologie.

Même si j’ai toujours été sportive, au secondaire, on va se le dire, il y avait une pression non-dite qu’une fille se doit d’être mince… Tsay l’époque 2005-2010 où les célébrités aux belles courbes n’avaient pas encore le monopole des cover de revue de mode, mais bien les mannequins aux tailles XXXS et que les comptes Instagram de modèles fitness au physique inspirant n’existaient pas encore !

Bref, j’avais 14-15 ans et j’avais un petit gabarit. Je vais le dire très franchement, j’aimais mon format. J’aimais être mince et je mangeais en fonction de garder ce petit format si on veut… C’est-à-dire pas beaucoup et ce qu’une ado pas trop informée peut considérer de «santé». Enfin bref, je regarde derrière, avec mes connaissances en nutrition actuelles, et je suis comme mon doux que mon alimentation n’était pas adaptée à toutes les activités physiques que je faisais.

Si je résume, durant mon adolescence et même durant le cégep, je voyais la nourriture comme quelque chose que je devais contrôler afin de ne pas prendre de poids. Du genre «pas d’excès». Rien de grave, mais une vision un peu péjorative tout de même.

Et puis je suis entrée au bacc en kinésiologie. Le coup de foudre.

J’en ai parlé dans le premier article ever de ce blog (titre : C’est parti !). Comprendre le corps, la santé, ses besoins en énergie, voir en détail tous les types d’entraînement, être présentée à une panoplie d’activités physiques, c’est vraiment intéressant et ô combien l’fun. L’hyperactive en moi était comblée. J’avais l’goût de tout essayer. J’ai d’ailleurs commencé à m’entraîner beaucoup. Et ataboye que j’ai commencé à manger beaucoup aussi! Et j’ai vu des résultats comme jamais auparavant. J’étais devenue tellement plus forte et beaucoup plus rapide. J’avais jamais vu ça.

Oui l’entraînement était une coche au-dessus de tout ce que j’avais fait par le passé, mais je savais que la principale responsable de ces résultats était mon alimentation, puisque j’avais toujours été active avant mon bacc. Plus je m’entraînais, plus je m’informais sur quoi manger avant pour augmenter mes performances. Quoi manger après pour mieux récupérer. Quoi manger en général pour me sentir bien et en forme. J’ai vite compris que la nourriture était devenue ma meilleure alliée pour optimiser mes entraînements et faire progresser les résultats (qui deviennent bien addictifs by the way ;).

Conclusion ? Je vois, depuis mon entrée à l’université, la bouffe comme quelque chose que mon corps a ultimement besoin pour faire du sport au meilleur de mes capacités. Pas quelque chose que je devrais restreindre pour contrôler mon apparence. Je ne veux plus contrôler mon poids. Je veux contrôler mes performances. Ce qui m’importe aujourd’hui, c’est de sauter plus haut, de soulever plus lourd et de courir plus vite.

La passion du sauvetage, qui s’est développée exponentiellement en même temps que mon entrée au bacc, m’amène aussi à toujours vouloir me dépasser. Ce qui m’intéresse, c’est à mille lieux d’être la grosseur de mes bras ou de mes cuisses, mais bien si je suis capable d’aller chercher une victime dans les vagues le plus rapidement et efficacement possible. La vie des gens sous ma responsabilité  dépend de ma condition physique. Ça va jusque-là. Je veux donner mon 110%. Rien de moins.

Sur ce, je vous souhaite une belle soirée, moi je m’en vais manger mes trois portions de spaghetti, mes deux verres de lait, ma salade d’épinards, et mon bol de yogourt grec avec céréales granola, avec peut-être une p’tite pomme s’il reste de la place 😉 xxx

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Photo : Jianca Lazarus