Gold Coast, Australie – Partie 3 de 3

11805784_10153162363863042_2009739633_n

Des dos musclés et bronzés partout. Des cheveux blonds (génétique + bonne dose de soleil) everywhere. Des vagues bleu clair. Des wetsuit flashy et funky. Des wetsuit noirs et sexy. Des surf shop à tous les coins de rue. On est à Burleigh Heads, à deux pas de Surfer’s Paradise (je ne vous parle pas d’un surf spot, mais bien du nom officiel d’une grosse ville !!). Où tout le monde transporte son board comme on transporte une sacoche.


Nul besoin de vous dire qu’on a passé la semaine à surfer. À manger, à faire de la beach et à surfer encore. Après Stradbroke Island, la Sunshine Coast et Brisbane, l’entraînement intensif en sauvetage océanique et les activités de touristes assumés, la Gold Coast a été notre semaine plus relaxe, au jour le jour. Parle-moi de t’ça l’attitude et mode de vie de surfers qu’on s’est approprié dès notre arrivée !

12167187_10153301765918042_1624626573_n

Ce qu’il y a d’enivrant quand on décide de souffler un peu, d’oublier le temps (et je vous assure que ce dernier n’existe pas lorsqu’on est sur une planche de surf), de ne pas avoir d’horaire, c’est se permettre d’apprécier au maximum les petits moments magiques.

Comme la première nuit où on est arrivés et qu’on a décidé d’aller courir sur la plage déserte pieds nus pendant des kilomètres et des kilomètres, accompagnés par un ciel étoilé de fou. L’air frais de la nuit, un petit vent confortable et le son des vagues… C’est niaiseux, mais cette nuit reste gravée dans ma mémoire. Tsay des moments où tu es tellement reconnaissante d’être en vie et de pouvoir être témoin de la beauté du monde qui nous entoure.

Ce que je dis n’a rien à voir avec l’Australie ou les voyages à l’autre bout du monde. Je me verrais très bien vivre ce genre de moment couchée sur le quai d’un lac (et on est gâtés, Dieu sait qu’on en a au Québec) perdue dans une forêt de sapins de notre belle province à regarder les perséides au mois d’août.

Même s’il fait 15°C au lieu de 30°C.

C’est beaux, confos et fashion les tuques de laine à pompons et les bas de bûcherons dans les espadrilles anyway. (…) Je m’égare encore. Il faut m’excuser, je suis une grande rêveuse, très visuelle.

11805949_10153153061988042_134327912_n

Revenons au surf ! Magnifique sport. Qui demande beaucoup de patience et de détermination. On aurait dû me filmer à Byron Bay essayer de passer le break (ligne où la vague casse) avec ma grosse planche de 7 pieds. J’en aurais fait rire plus d’un. Moi-même j’étais rendue crampée à quel point je virevoltais tout bord tout côté avec le board qui ressortais de l’eau comme un missile après la vague passée. Même lui était comme «nop, this is too much for me, i’m out».

D’autres fois, c’est un peu moins drôle. Quand la vague est immense et elle te tombe sur la tête, que tu restes coincée sous l’eau pendant de très longues secondes. Trop longues. Que tu réussis enfin à trouver la surface, mais t’as pas le temps de respirer, une autre vague te tombe dessus et t’en bois quasiment le 3/4. Là tu ris un peu moins.

Tu nages jusqu’à ta clique qui est sur la plage, tu leur cris «Aye, c’est fou c’qui vient d’m’arriver !!», tu reprends ton souffle et tu repars vers le break. L’orgueil ne décroche pas et la volonté de réussir ne fait que s’agrandir. Ça dépend des tempéraments, mais moi ça me fait ça haha!

Tu ne repartiras pas tant que tu n’auras pas surfé une vague. T’as compris que c’est l’océan qui aura toujours le dernier mot. Et tu veux apprendre comment travailler avec. Et j’peux vous dire que quand tu as réussi à la prendre cette vague, que tu es debout sur ta planche, tu l’as mérité en maudit. C’est pour ça le sourire énorme qui touche à tes deux oreilles. Et ça ne s’arrête pas là. Oh no no ! T’as découvert c’est quoi le feeling de filer à toute allure sur l’eau. L’impression de voler quasiment lorsque les vagues sont transparentes et que tu vois le fond. Ça y est, tu es accrochée and there’s no turning back. Unless turning back means back to the break. 😉

On a fait que ça pendant des jours. J’peux vous dire que ça se rapproche pas mal de ma définition du paradis. Petite anecdote culturelle. On est allés surfer proche de Rainbow Bay un mercredi après-midi vers 14h00. J’ai jamais vu un line-up plein comme ça. C’était bondé de surfers de tous les âges. Moi, un peu perplexe, de demander à Marie, ma coach en sauvetage :

«Comment ça se fait autant de monde dans l’eau ? On est un mercredi après-midi. »

Elle sort son board de l’auto.

«First, le monde ne travaille pas dans les pays où il y a du surf. » (Ma face reste encore un gros point d’interrogation, bon d’accord…)

Elle zipe son wetsuit.

«Pour ceux qui travaillent, ils sont en pause, toute excuse est bonne pour venir surfer. »

«Mais pourquoi autant de jeunes ? Personne a de l’école ici ?»

«Ça c’est le sport-étude»

And just like that, plouff, elle était partie dans l’eau.

Sport-étude surf sur la Gold Coast en Australie… Wow. Ça, ça a du style. Une armée de petits gars et petites filles blond11798308_10153153063498042_1603798559_n platine et blond soleil en wetsuit Roxy et Quicksilver de toutes les couleurs. C’était trop mignon à voir sur la plage. Et ridiculement impressionnant rendu dans l’eau. De vraies machines de surf. Haut comme trois pommes, ils prenaient toutes les vagues. Je me suis assise un moment sur les rochers question de les observer et d’apprendre quelques trucs !

J’me demande s’ils doivent trouver ça cool nos sport-études à nous de ski alpin, patin, hockey… In good ol’ Canada.

Parlant de Canada, c’est déjà le temps de retourner à Brisbane pour reprendre l’avion (sniff x 1000). J’ai eu la chance de rencontrer à Stradbroke Island un couple québécois super attachant avec leur adorable petit fils nouvellement installés à Brisbane. Ils m’ont généreusement hébergé durant quelques jours avant le retour à l’aéroport.

Ce que j’adore le plus des voyages, avec les spectacles à couper le souffle de la nature, moments that take your breath away, les sorties de zone de confort, c’est sans contredit rencontrer de nouvelles personnes. Pas besoin de parcourir des milliers de kilomètres pour rencontrer des gens inspirants. Seulement, quand t’es pas chez toi, que t’es ouvert sur le monde, que tu veux absorber tout ce qui est nouveau, c’est assez impressionnant la quantité de personnes influentes qui se font un petit bout de chemin dans ta vie en voyage.

11798515_10153153063458042_541129145_nAlexandra et Tuan ont été de ceux-là. Chaque conversation avec eux impliquait un projet réalisé, un pays visité, une expérience marquante. Les soupers étaient bin l’fun ! Ce n’est pas des farces, ce couple a parcouru la Terre au complet. Et dans les circonstances les plus incroyables possibles. Tout ça avant l’âge de 30 ans et c’est loin d’être fini.

Mais ils ont eu un fils il y a un peu plus d’un an, le p’tit Eddy (magnifique p’tit bonhomme que j’ai pu garder!). Il était donc de mise de ralentir, de mettre sur pause le mode de vie nomade et de s’installer de façon permanente… en Australie !

Ça me fait sourire, au moment où je me préparais à partir, ils étaient dans les pour-parlers de fêter la St-Jean Baptiste avec d’autres Québécois habitant Brisbane. Ils ont un groupe facebook figurez-vous donc ! Ils sont environ une soixantaine. J’ai même cru entendre «poutine» et «sirop d’érable» dans leur conversation. Ça réchauffe le cœur. Peu importe où on est dans le monde, que ce soit à côté ou à l’extrême autre bout de la planète, on oublie jamais d’où on vient. <3

Oye ! De retour en Nouvelle-Zélande. Messemble c’était hier que j’admirais ces belles montagnes de l’autre bord de la vitre de l’aéroport… C’est ridicule comment le temps passe vite. Comment c’est possible vivre autant d’émotions, dépasser ses limites voir des paysages splendides, se connaître un peu mieux, rencontrer une quantité de personnes inspirantes… Tout ça en un tout petit mois.

Ç’en est spécial à un point tel que je me demande toujours si j’ai pas rêvé… Les 983467 photos dans mon cellulaire m’indiquent que non. Mais mon cerveau est quand même mêlé (le décalage sens inverse qui embarque doit sûrement pas aider).

Passengers of flight NZ432 to Vancouver are requested to present themselves at the gate B5. Please, prepare your passport and boarding pass.-

Tiens, on call mon prochain vol. Je sors mon passeport, l’ouvre et tombe sur l’estampe des douanes australiennes. Je souris intérieurement.

You’ve been good to me Australia. I’ll be back. Xxx

12053101_10153301765928042_1872412444_n