Ces aliments santé…

L’importance de manger « sainement » gagne de plus en plus en popularité, et c’est une excellente nouvelle. Cependant, les entreprises d’alimentation profitent de cet engouement pour nous proposer des produits qui semblent être de bons choix ou qui représentent une alternative intéressante à une version existante moins nutritive. Il s’agit de marketing alimentaire dont il faut éviter certains pièges, dont trois que je tenais à vous présenter.

1) Penser que les simili-viandes végétariennes sont un choix sain

Commençons par les fleurs, ce qui semble bien : contrairement à leur version viandeuse, ces produits sont généralement faibles en gras et contiennent peu ou pas de gras saturés et trans. Ils fournissent suffisamment de protéines pour satisfaire votre appétit. Également, certaines compagnies les enrichissent en vitamines et minéraux dont le fer et la B12, souvent déficitaires dans un régime sans viande.

Maintenant, le pot : ces aliments sont assez salés, et contiennent souvent une liste d’ingrédients assez impressionnante… Parmi les principaux se retrouvent gluten de blé, isolat de protéine de soya, fécule et protéine de blé ou de maïs et jus de canne à sucre évaporé. Ces ingrédients, que je qualifierais plutôt d’ingrédients de remplissage, constituent pourtant la majorité du produit. On est donc en présence d’aliments très transformés. Certaines marques plus ou moins artisanales proposent cependant des produits composés de biens meilleurs ingrédients, alors prenez quelques secondes pour vérifier! L’idée n’est pas d’exclure ces simili-viandes de votre alimentation, mais d’avoir en tête qu’on les mange à l’occasion, tout comme n’importe quelle charcuterie traditionnelle.

2) Assumer que les produits plus riches en protéines sont meilleurs pour la santé

Ils sont partout en épicerie : crème glacée, barres tendres, pains et préparation pour smoothies, les protéines volent la vedette. Il est vrai que pour avoir un repas soutenant, environ 20 g de protéines sont nécessaires. Toutefois, elles se cachent parfois dans des produits qui contiennent beaucoup d’additifs et de sucre pour qu’ils conservent une belle texture. Les jus et les céréales à déjeuner en sont un bon exemple. Je vous encourage donc encore une fois à survoler la liste des ingrédients du produit que vous comptez acheter. Au lieu de choisir ce gruau en sachet ne contenant que 2 g de protéines de plus que la version nature et auquel des additifs, du sucre, des édulcorants artificiels et du sel sont ajoutés, pourquoi ne pas simplement choisir la version traditionnelle et l’accompagner d’un oeuf ou d’un yogourt? À vous de voir!

3) Choisir systématiquement les versions «sans sucre» et «sans gras» des produits

Vinaigrettes sans gras, yogourt édulcoré? Comment choisir la bonne version? Pour y arriver, demandez-vous si le produit devrait normalement contenir du sucre ou du gras. Par exemple, une vinaigrette est par définition composée en majorité d’huile et un yogourt aux bleuets sera nécessairement plus sucré que celui nature. Si le sucre et le gras sont enlevés du produit, il faudra y ajouter des additifs afin de combler le vide : la liste d’ingrédients aux noms imprononçable s’allonge alors. C’est pourquoi les vinaigrettes allégées sont remplies d’amidons et de gommes, ou que les yogourts 0% contiennent souvent de la gélatine. Je vous l’accorde, il faut faire attention à sa consommation de sucre ajouté et de gras saturés. Mais à mon avis, choisir des produits faits d’ingrédients plus naturels est le meilleur point de départ. Mieux vaut privilégier la qualité et plutôt faire attention à la quantité!